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L’aventure de Garin, un jeune adolescent en 1939


1/ Garin a onze ans, il est en 6ème et habite Bondues. Aujourd’hui, c’est vendredi. Garin et ses trois amis, Albert, Alfonse et Hubert ont hâte que ce soit le week-end pour se retrouver et s’amuser dans les bois, chercher des petits bêtes, jouer au loup, ou même, des fois, avec l’autorisation de leurs parents, rester le soir pour écouter le bruit des animaux nocturnes. Comme chaque soir, après l’école, ils partent au café du coin et son père, Geoffroy, vient le chercher. Mais ce jour-là, en rentrant chez eux, ils virent du monde devant le mur recouvert d’affiches. Ils descendent de voiture pour voir ce qui se passe. Garin ne voit rien car il y a trop de monde ; son père qui est assez grand lui dit :

- Mon fils, la guerre est déclarée, tous les hommes dont moi, sont mobilisés pour partir combattre. Ils doivent partir au fort de Bondues ce lundi 4 septembre, à 7 heures du matin.

- Mais, c'est dans deux jours ! s'exclame Garin.

- Viens fiston, rentrons vite à la maison, il faut annoncer la mauvaise nouvelle à maman puis on profitera de ces deux derniers jours, ajoute Geoffroy.

Le lendemain, Garin et sa famille jouent tous ensemble et se baladent.

Le lundi matin, Garin, son frère, ses deux sœurs et Louise, sa maman, partent accompagner Geoffroy. Tristes, ils lui disent au revoir avant de le voir partir au loin, avec tous les hommes.

Une fois parti, les semaines passent lentement car Garin est seul avec son frère et ses sœurs et ils s’ennuient, vu que leur mère est devenue infirmière pour soigner les blessés du front, au bâtiment de l’école de la Croix-Blanche, transformé en hôpital. Un soir, en rentrant du travail, sa mère leur annonce :

- Nous allons accueillir une enfant juive chez nous, mais personne ne doit le savoir. Elle s'appelle Sarah, je compte sur vous pour bien l'accueillir et garder notre secret.

- Elle arrivera quand ? demande son grand frère.

- Demain soir, répond sa mère.

Le lendemain soir, Garin, son frère et ses deux sœurs furent énervés car leur mère chouchoute beaucoup Sarah, du coup elle n'a pas le temps de jouer avec eux. A part leur mère qui n'est pas là de la journée, personne ne s’entend bien avec Sarah. En plus, il y a Arthur et Gilbert qui n'arrêtent pas de se moquer de lui et de sa bande d'amis (Albert, Alfonse et Hubert).


2/ Les semaines passent, puis les mois...Du coup, pour Garin tout se passe mal. Jusqu'au jour où il a vu de ses propres yeux, avec ses amis, les avions Allemands survoler la ville en grand nombre. C’est avec effroi qu’ils virent leurs ombres surgir du haut de l’église. De retour chez eux ils virent les soldats débarquer dans la maison d’Alfonse. Du coup, le soir même sa mère a bien voulu accueillir Alfonse. Trois mois plus tard, Garin voit Hubert et plein d'autres personnes obligés de porter des étoiles jaunes. On pense que c'est parce qu’ils sont juifs. Cela le révolte. A ce moment-là, Garin se rend compte qu'il doit s'unir avec ses 3 amis pour aider sa mère à cacher Sarah, pour qu'elle n’ait pas à porter l'étoile jaune comme Hubert. Maintenant, chaque soir, avec Sarah et ses amis, ils se retrouvent chez lui, pour discuter et trouver une cachette. Un soir, en rentrant du travail, Louise les trouvent dans le salon, elle n’est pas contente, gronde Garin et fait repartir ses amis. Le lendemain, Garin passe un bout de papier à ses amis, où il est écrit « ce soir en sortant de l'école rendez-vous devant le petit bois de la Croix-Blanche ». Et le soir même, une fois réunis, ils recherchent une cachette. Ils trouvent une ruine et décident tous ensemble que ce sera leur refuge. Une fois chacun rentré chez lui, Albert voit son grand frère qui se prépare à partir vers la forêt un fusil à la main, et Albert l'interpelle :

- Où vas-tu, tu veux entrer dans la Résistance ?

- Oui, répond son grand frère Roger, pourquoi tu me poses cette question ?

- Car avec mes copains, on a trouvé une ruine au milieu de la forêt. Tu pourrais nous donner des missions, on s'y retrouve chaque soir après l’école. Je suis sûr qu'ils seront tous partants, on a aussi trouvé un livre d’un ancien soldat Jean Dupré, insiste Albert.

Et du coup, Roger finit par dire à Albert :

- Je verrais ce que je pourrais faire, une fois là-bas.

- Merci frangin ! Remercie Albert.

Deux jours plus tard, Albert prévient toute la bande, et le soir même, Roger trouve la ruine, entre et leur annonce que le rossignol a bien voulu qu'ils rejoignent les résistants mais à condition de ne pas chercher à connaître l’identité des résistants.

Et ils répondirent tous en cœur :

- Oui, et s’il le faut, on peut déjà commencer notre première mission.

- Si vous voulez commencer, vous pouvez déjà décorer votre ruine de l’intérieur, dit Roger.


3/ La semaine suivante, la bande s'organise. Alfonse, qui est retourné chez lui malgré le peu de place que laissent les Allemands pour sa famille, s’occupe avec Hubert de piquer le drapeau Nazie de la basse-cour. Albert et Sarah volent un tissu bleu étendu au-dessus de la rue. Et Garin s'occupe de prendre un drap blanc à sa mère. Une fois tous les tissus réunis, Hubert les assemble pour former un drapeau français. Ils cherchèrent quoi mettre pour décorer encore plus leur ruine. Pendant toute la semaine chacun avait pour rôle de trouver une décoration, Garin et Hubert eux eurent l’idée de mettre un tableau du maréchal Pétain. La semaine suivante, après avoir fini de mettre toute les nouvelles décorations, ils descendent au village.


4/ Aujourd’hui, nous sommes le 15 décembre 1944. La bande accueille Roger qui leur explique :

- Il faut recopier la liste des renforts qui doivent arriver. Ce papier est certainement chez Hubert, dans le bureau du caporal Fritz.

- OK, ajoute Alfonse.

- Il me faudra la feuille dans cinq jours, rajoute Roger en repartant.

Deux jours plus tard, une fois réunis derrière la maison d’Hubert, chacun leur tour, ils passent par dessus le mur et attendent que le caporal sorte. Après un long moment, il sort enfin, et toute la bande entre dans le bureau. Hubert faisait le guet pendant qu’Albert recopiait le papier quand soudain :

- Le caporal revient, dit rapidement Hubert.

Tous rangent et repartent avant de se faire repérer.

Trois jours plus tard la bande remit la copie à Roger.


5/ Quinze jours plus tard, dans la nuit, Garin entend d’abord des cris venant de dehors et ensuite il regarde par les volets, et voit tous ceux qui sont obligés de porter une étoile jaune, qui se font arrêter. Dans tout cela il aperçoit Hubert, qui est obligé de monter dans des trains qui mènent on ne sait où avec tous les autres.

Et le lendemain même, Garin, avec l’accord de toute la bande, intègre Sarah dans l’équipe pour aider sa mère à la cacher, comme elle est juive.


6/ Comme chaque soir, la bande se réunit avec Roger qui leur donne une énième mission :

- Ça va bien aujourd’hui ? Car je ne vous donne pas une simple mission, mais une mission dangereuse. Mais celle-ci permettra à l’armée française d’établir son plan de libération …

Roger se fait couper la parole par la bande :

- Nous allons être libéré ? Vous savez quand ?

- Moins on sait mieux c’est (1), dit Roger en ajoutant : votre rôle sera d’aller à l’aérodrome et de faire un plan des défenses. Êtes-vous prêt pour cette mission ? Finit-il par dire.

- Ils répondent tous, oui avec le sourire !

- Il me le faudra pour dans trois jours, rajoute Roger.

- OK chef, répond Garin.

Ensuite, Garin propose :

- Albert, tu prendras une paire de jumelle, Alfonse, toi, tu prendras un sécateur et, moi et Sarah on s‘occupera du papier et d’un crayon. On se donne rendez-vous ici demain après l’école, avec nos vélos.

Le lendemain à la ruine toute la bande se retrouve. Ils partent et Garin, qui connaît bien le chemin, est en tête. Et finit par dire :

- Nous y voilà, Alfonse tu t’occuperas de faire une porte dans le grillage pendant que nous autres, nous surveillerons les alentours.

Une fois fini, Alfonse appelle l’équipe et leur dit :

- Passez dedans et effectuez la mission pendant que moi je reste ici, je vous ferais signe quand vous pourrez ressortir.

Chacun (sauf Alfonse) passe, tous ensemble, ils traversent la forêt et se dirigent vers l’aérodrome et Garin prit les jumelles et décrit ce qu’il voit à Albert qui dessine, il observe quelque instant et décrit:

- Il y a de gros canons protégés par du béton tout autour.

Et Albert lui coupe la parole :

- Attend deux secondes Garin, tu vas trop vite, je n’arrive pas à dessiner aussi vite que tu parles.

- Il y a aussi une centaine de soldats, plus ceux qui sont cachés derrière le béton. J’aperçois aussi, un ou deux camions en train d’apporter des munitions et des renforts.

Après avoir recopié le plan, ils repartent.

Trois jours plus tard, la bande se réunit avec Roger pour lui donner le plan.

- Merci, remercie Roger en ressortant de la ruine.

Deux semaines plus tard, tous les journaux parlent des attaques des résistants.


7/ La nuit suivante, vers minuit quinze, Garin se réveille par des bruits venant de dehors, tout comme Sarah.

Il ouvre ses volets et observe, regarde Sarah dans les yeux et s’écrient ensemble :

- C’est la libération prévue !

A deux, ils restent à contempler le ciel avec les parachutistes qui sautent et les Bochs qui leur tirent dessus. Enfin Garin prit la parole :

- Allons voir maman dans sa chambre.

Ils entrent et là, Sarah dit :

- Elle est partie !

- Bon, ajoute Garin, il ne nous reste plus qu’à aller vite se mettre à l’abri à la ruine, je suis sûr qu’Albert et Alfonse nous y attendent.

Une fois arrivés à la ruine ils y trouvèrent Alfonse avec un jeu de carte qui les attendait, il dit :

- Vous aussi vous êtes venus vous réfugier ici. Vous voulez jouer avec moi, ça passe le temps ?

- Pourquoi pas, disent Garin et Sarah.

Plus tard, Albert entre suivi de Roger, Louise, et d’autres résistants dont leur professeur ! Albert prit la parole :

- Je les ai rencontrés dans la forêt, ils cherchent un endroit pour se cacher. Le rossignol, c’est notre professeur et Louise est l’infirmière des résistants. Alors je leur ai proposé de venir ici.

- OK, ça me va, répondent-ils chacun leur tour.

Ils continuent à jouer aux cartes longtemps, puis on entend des coups de feu plus proches:

- Ils nous ont découvert, il faut partir tout de suite tant qu’ils ne nous encerclent pas, dit Roger en ajoutant, go, go, on y va.

- Par-là, puis par là, dit le résistant en tête qui fait des chemins en zigzag.

Une fois arrivés sur l’ancien terrain bombardé, nous nous retrouvons encerclés par l’ennemi, caché dans les buissons. L’ennemi s’avance. Leur général allemand ordonne aux patrouilles :

- Rechargez, en position…

- Tirez, les gars, tirez, coupe un des résistants, il faut forcer le passage.

- Tirez, il ne faut pas qu’ils s’enfuient, rajoute le général Boch.

On entend des balles voler, des deux côtés, plusieurs personnes s’écroulent, mais enfin :

- On court par ici, la voie est libre, crie le même résistant.

Plus loin, les résistants se mirent en position pour leur tirer dessus quand ils courent. Louise essaye de les soigner, mais c’est difficile !

- Aaaahhh… crie soudain notre professeur en tombant à terre.

Louise accourt pour le soigner et dit :

- Il a reçu une balle dans la poitrine, il ne va peut-être pas survivre mais on va essayer.

- lai...laissez...laissez-moi mourir, sau...sauvez vous...avant...qui...qu’il vou...vous tuent...tou... tous, dit enfin le professeur.

- Il ne nous reste plus qu’à courir, remarque un résistant en faisant signe de courir en partant.

- Vous les enfants, vous rentrez chez vous pour vous mettre à l’abri et ne ressortez pas, il pourrait y avoir des soupçons contre vous, Marcel vous cherche certainement, ajoute l’un d’eux.

Et toute la bande part discrètement, ils ne vont pas chacun chez eux, mais tous chez Garin.

- Bon, on fait quoi maintenant, demande Albert ?

- On a des osselets, des jeux de cartes… répond Garin.

Finalement, ils jouent tous ensemble aux osselets, ils regardent tous la fenêtre pour voir les avions, les parachutistes...

Vers cinq heures du matin, ils s’endorment à même le sol car ils sont très fatigués après une telle nuit.


8/ Louise rentre et dit avec joie :

- Réveillez-vous la dedans, venez, on va faire la fête devant le monument aux morts.

- Hein, fit Garin en se réveillant comme tous les autres.

Plus tard, quand toute la bande est enfin prête à y aller, ils sortent dehors et voient tous les dégâts de la ville en la traversant jusqu’au monument aux morts où tout le village est réuni.

Tout le monde se met sur la grande table dressée pour tout le village.

Après le repas, la bande se dirige vers les prisonniers allemands. Et là Garin voit son père qui donne des ordres aux résistants et Garin court vers lui, lui saute au coup et crie:

- Papa, papa, je suis super content de te revoir, ça fait si longtemps.

- Fiston, moi aussi je suis content de te revoir après toutes ces années de combat.

Ils s’embrassent longuement. Le soir au repas, Geoffroy raconte son aventure à sa famille :

- Tu sais, j’ai été prisonnier avec quelques copains et après plusieurs tentatives, on a fini par s’enfuir. On est venu au village et nous avons rencontré ton professeur et créé un groupe de résistants, lui c’était le rossignol, et moi le lieutenant colibri,…

Et eurent la parole coupée par le grand-père de Garin :

- Moi, j’étais leur homme de ménage, j’écoutais leurs conversations, et donnais les informations aux résistants.

- Et moi, je quittais la maison le soir pour soigner les résistants, ajoute sa mère par derrière. - C’est drôle, car moi aussi j’ai aidé la résistance, dit-t-il, en recopiant les plans des défenses ennemies du camp d’aviation, des renforts qui devaient arriver… D’ailleurs, notre repère, avec Sarah, Albert et Alfonse, c’était une ruine abandonnée de la première guerre mondiale.

Le lendemain, on se réveille tôt pour voir les résistants dont Geoffroy, qui ont reprit leur uniforme de soldat et les canadiens qui défilent dans les rues.

Pendant ce temps, au village tout se passe bien, on accueille les familles qui ont leur maison détruite, on les reconstruit, on se met à faire pousser de nouvelles plantes.

Trois mois plus tard, après l’armistice à Versailles, on aperçoit les résistants qui reviennent après avoir libéré la France et d’autres pères du village, on les remercié et on leur fait un bel accueil.

- J’ai réussi à retrouver tes parents, ils vont venir s’installer au village, annonce Louise à Sarah.

-Fin-

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